Pour aller plus loin

AURA INVALIDES révèle l'esprit d’un monument incontournable du ciel parisien : le dôme des Invalides. Chef d’œuvre de l’architecture classique, le dôme a traversé l’Histoire de France depuis plus de trois siècles.

La trame narrative de l’expérience est directement inspirée des évènements qui ont marqué l’histoire du monument, de sa construction à nos jours.

Découvrez les nombreuses références qui ont guidé la création du spectacle AURA Invalides, conçu avec le concours des conservateurs du musée de l’Armée.

 

MOUVEMENT I - Construction

En 1676, Jules Hardouin-Mansart est un jeune architecte quand il est appelé pour élaborer un projet d’église monumentale aux Invalides pour Louis XIV. Il prolonge la nef, dite aujourd’hui « église des soldats », par une impressionnante chapelle royale, « l’église du Dôme ». Il imagine un chef d’œuvre d’harmonie et de perspectives aux lignes épurées et aux proportions parfaites.

Le dôme porte un lanternon surmonté d’une flèche fleurdelisée, sommée d’une croix. L’ensemble s’élance vers le ciel et culmine à plus de 101 m.

L’église royale reste le monument le plus haut de Paris jusqu’à la construction de la tour Eiffel. Le plan intérieur a été fortement transformé, entre 1842 et 1853, par les travaux d’excavation et l’érection du grand autel à baldaquin lié au tombeau de Napoléon.

L’intention du mouvement I est d’offrir une découverte progressive des espaces et de créer une connexion à l’échelle humaine avec le Dôme. Dans une esthétique visuelle et musicale sobre et minimale, les différents tableaux soulignent les lignes de l’architecture et rappellent les plans de Jules Hardouin-Mansart.

 

 

MOUVEMENT II - Mémoire

Le mouvement II invite les visiteurs à découvrir des fragments de la mémoire des Invalides. Il raconte le changement de fonction du lieu d’une église à un panthéon militaire et souligne la présence des tombeaux de plusieurs personnages illustres de l’histoire de France : Turenne, Vauban, Jérôme et Joseph Bonaparte, Foch et Lyautey sans oublier l’omniprésence du tombeau de l’Empereur au centre du Dôme.

Vous pourrez retrouver davantage de détails sur les scènes des chapelles en bas de page dans la partie "DEAMBULATION – Les chapelles".

 

Scène des fragments de mémoire

Les particules représentent les fragments de mémoire qui se rassemblent au centre du Dôme.

Cette scène marque la convergence des mémoires individuelles existantes dans les différentes chapelles vers une mémoire collective.

 

 

 

Scène de la bataille

Ce tableau évoque la période tourmentée et complexe du XIXe siècle, une époque de révolutions et de profondes transformations des peuples et des régimes.

La scène a été construite à partir de soldats de plomb de l’époque Napoléonienne présentés dans les collections du musée de l’armée. Ces derniers ont été sélectionnés sur place et ont été scannés en 3D pour les besoins de la création.

 

 

Scène du Retour des cendres

Cette scène est une réinterprétation de la scénographie du Retour des Cendres décrite par Victor Hugo dans son recueil "Choses Vues" publié en 1846.

Ce tableau marque la transformation du Dôme des Invalides pour accueillir l’Empereur et le passage d’une fonction royale à une fonction impériale.

La scène est portée par un extrait du Requiem de Berlioz, composé en 1837 et exécuté pour la première fois au Dôme des Invalides.

 

Scène de la musique de Ravel

La lumière et les particules de mémoire s’animent au son d’une pièce de Maurice Ravel intitulé "Une barque sur l’océan".

Ce tableau synesthésique et abstrait évoque la mémoire artistique et musicale présente aux Invalides et l’innovation artistique qui caractérise le XIXe siècle.

 

 

Scène de Paris 1889 (Tour Eiffel)

Cette scène marque le rayonnement du Dôme des Invalides hors de ses murs. En positionnant l’hôtel National des Invalides aux portes de Paris, Louis XIV a tracé les principaux axes d’un Paris qui s’ouvre et se modernise. A la fin du XIXe siècle, les expositions universelles de 1889 et 1900 s’implantent autour des Invalides, l’intégrant dans un Paris moderne et innovant.

Ainsi, la Tour Eiffel remplace en 1889 le Dôme des Invalides en tant que monument le plus haut de Paris. Cette même année, l'artiste Georges Garen réalise la gravure "Embrasement de la Tour Eiffel" dans des tons de bleu nuit et de rouge flamboyant.

Ce document a été la principale source d'inspiration pour la création de cette scène, qui symbolise la proximité et la complicité entre ces deux monuments. Le "Clair de Lune" de Claude Debussy accompagne cette scène.

 

 

 

MOUVEMENT III - Elévation

Le mouvement III propose un lâcher-prise émotionnel au visiteur, après avoir exploré l'architecture et découvert la richesse de l’histoire des Invalides.

Les visiteurs entrent dans une connexion immersive avec le lieu qui leur permet de ressentir sa grandeur et sa beauté dans une finale spectaculaire.

 

Scène des sopranos

Un lien viscéral s’installe entre les faisceaux de lumière et la voix tendue de la soprano.

Les notes qui se déploient dans l’espace viennent relier les différents éléments architecturaux entre eux et occupent le volume central de la Coupole.

 



 

Scène des perspectives

Ce tableau imagine des extrusions dans le volume architectural existant.

Il ouvre et démultiplie l’espace pour tromper la perception des spectateurs.

Cette scène rappelle également que dans le projet original de Jules Hardouin-Mansart, il existait deux grandes fenêtres à la place des tombeaux de Vauban et de Turenne. Celles-ci ont été murées à l’intérieur au moment de la panthéonisation militaire du dôme et n’assurent plus leur fonction d’ouverture et d’éclairage. Elles sont encore visibles à l'extérieur.

 

Scène des pigments

Dans cette scène, des fragments de peinture s'échappent des médaillons représentant les 4 évangélistes et investissent progressivement l'ensemble du Dôme.

Ces peintures, commandées par Jules Hardouin-Mansart à Charles de la Fosse, sont singulières par le traitement de la couleur novatrice pour l’époque. Charles de la Fosse est considéré comme le peintre français le plus important vers 1700.

La scène rend un hommage coloré et vibrant au triomphe de la couleur imaginé par l’artiste.

 

Scène de l'éclat

Ce tableau est une vision fantasmée d’un monument articulé, qui s’anime à la manière d'une œuvre mécanique.

Dans l’illusion d’un gigantesque kaléidoscope, cette scène souligne les proportions et l’harmonie parfaite du Dôme.

 

 

Scène finale

La scène finale représente des nuages, librement inspirés du ciel peint par Charles de la Fosse pour la coupole du Dôme.

Les nuages se propagent sur l’ensemble du monument afin de créer un mouvement d’élévation spectaculaire qui conclut l’expérience en apothéose.

 

 

 

 

DEAMBULATION - Les chapelles

Chapelle Saint-Jérôme La Chapelle ardente de Napoléon Bonaparte

De retour de Sainte-Hélène le 15 décembre 1840, le cercueil de Napoléon Bonaparte est exposé dans cette chapelle jusqu’au 2 avril 1861. Tandis que les ouvriers construisent la future sépulture impériale, dessinée par Visconti, sous le Dôme, la foule se presse pour rendre hommage à l’Empereur. Le décor de la chapelle ardente est reproduit dans cette scène.

Cette chapelle abrite aujourd’hui le tombeau de Jérôme Bonaparte, le plus jeune frère de Napoléon et roi de Westphalie (région d’Allemagne) de 1807 à 1813. Fin 1848, il est nommé gouverneur général des Invalides et maréchal de France en 1850. Le monument contenant le cœur de sa femme, Catherine de Wurtemberg est également présent dans cette chapelle.

 

Chapelle de la vierge Le tombeau de Turenne

Turenne est l’un des plus illustres maréchaux de France sous le règne de Louis XIII, puis de Louis XIV. Le 5 janvier 1675, il mène l’armée française à la victoire à Turckheim, en Alsace. Figure populaire et stratège de grand talent, il reste un maître incontestable de l'art de la guerre. Napoléon le qualifiera de « Plus grand commandant de l’ère moderne » et témoignera de son admiration en transférant son corps aux Invalides le 22 septembre 1800. C’est le premier tombeau du Dôme des Invalides.

Les statues équestres projetées sur le mur dans cette scène proviennent du bas-relief en bronze situé sur son tombeau qui sacralise l’exploit militaire de la bataille de Turckheim.

 

Chapelle Saint-Grégoire Le tombeau de Hubert Lyautey

Le tombeau de Hubert Lyautey est décoré de feuilles d’olivier, signe de paix et de réconciliation dans la culture méditerranéenne. Dans cette scène, ce motif symbolique recouvre les murs de la chapelle. 

En mémoire des années pendant lesquelles le maréchal a été résident général de France au Maroc, l’inscription gravée en arabe et en français sur son tombeau est extraite de ses déclarations "Plus je connais les Marocains et plus je vis dans ce pays, plus je suis convaincu de la grandeur de cette nation".

L’urne renfermant le cœur du militaire français Théophile Malo de La Tour d’Auvergne trône également dans cette chapelle. Napoléon lui donnera le titre de premier grenadier de la République en 1800.

 

Chapelle Saint-Ambroise Le tombeau de Ferdinand Foch

Au cours de l’ultime année de la Première Guerre mondiale, Ferdinand Foch est nommé commandant en chef des forces alliées puis élevé à la dignité de maréchal de France. Il repose depuis 1937 sous le dôme des Invalides, dans la chapelle Saint-Ambroise. Son tombeau est l’œuvre de Paul Landowski qui décrit dans son journal le projet qu’il imagine pour rendre hommage au héros de guerre autant qu’à ses soldats "Je vais oser ceci : faire porter le véritable cercueil de Foch, le corps de Foch, par une foule moderne".

Ce sont ces silhouettes projetées sur les murs de la chapelle Saint-Ambroise que l’on retrouve dans cette scène.

 

Chapelle Sainte-Thérèse Le tombeau de Vauban

A la fois ingénieur civil et maréchal de France, Vauban est l’architecte à l’origine des fortifications militaires qui délimitent le royaume de Louis XIV. Aujourd’hui, douze d’entre elles sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces citadelles sont construites sur un plan en étoile, avec une alternance de bastions et de courtines permettant de mieux résister aux sièges et aux tirs de canon. Cette implantation en étoile est reproduite dans cette scène.

Napoléon Ier fait construire en 1808 un monument funéraire pour présenter l’urne contenant le cœur de Vauban. Ce monument a été remplacé en 1847 par un tombeau qui reprend la forme de celui de Turenne dans un souci d’harmonie.

 

Chapelle Saint-Augustin Entre la pierre et le marbre

La pierre blanche du Dôme des Invalides est le matériau de prédilection de l’architecte de Louis XIV, Jules Hardouin-Mansart. Un siècle plus tard, le marbre Grand Antique, originaire des Pyrénées, devient le matériau à la mode. Le contraste entre ces deux matériaux illustre dans cette scène la métamorphose des Invalides : du symbole du Roi Soleil au Panthéon militaire de l’Empereur.

Le tombeau de Joseph Bonaparte, disposé au centre de la chapelle depuis 1864, est fait de marbre Grand Antique. Frère ainé de Napoléon, il devient roi de Naples en 1806, puis d'Espagne en 1808. La défaite de Vitoria en 1813 marque la fin de la présence napoléonienne dans le royaume espagnol.

 

Maitre-Autel Le grand baldaquin de Visconti

Le baldaquin à six colonnes torses qui surmontait l’autel dans le projet initial de Jules Hardouin-Mansart est détruit en 1793, pendant la Révolution.

Lors de la transformation du Dôme en 1842, Visconti profite de l’intégration du tombeau de Napoléon pour imaginer un nouveau baldaquin, présentant cette fois quatre colonnes torsadées, en marbre Grand Antique, le matériau de prédilection de la période napoléonienne.

 

 

 

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